Affichage des articles dont le libellé est combat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est combat. Afficher tous les articles

vendredi 20 juillet 2012

Brèves d'homophobies : la haine gagne du terrain.


Cette demoiselle, qui vit dans le Kentucky, U.S.A., dont l'anonymat est préservé, a vécu ce qu'il convient d'appeler un cauchemar. Et elle n'est agée que de 16 ans. C'est une gamine. Une gamine qui a été violentée et blessée par quatre sauvages d'une vingtaine d'années qui beuglaient des injures homophobes durant l'agression.

Une gosse seule contre quatre abrutis.

Elle se promenait tranquillement avec deux de ses amis quand les 4 individus ont commencé a les suivre. Sentant la menace, les deux amis ont tout de suite averti leur parents qu'ils étaient suivis et qu'ils devaient les rejoindre de toute urgence, mais entre temps, les coups avaient déjà commencés a pleuvoir. Seule contre quatre, elle a eu à subir des violents coup de pieds, notamment au visage, et a été inondée sous une pluie d'injures homophobes beuglées et hurlées par ses agresseurs.

La très jeune victime, choquée, a eu la mâchoire brisée a plusieurs endroits, a perdu plusieurs dents, et est contusionnée et couverte d'éraflures et d'hématomes sur tout le corps.

Il paraît que la police enquête...

La famille, extrêmement choquée par la violence et la gratuité de tels actes, demande a ce que le crime soit jugé en tant que "crime de haine".

Même genre d'histoire, cette fois en Belgique...


"Est-ce que tu vous êtes gays ?" "Oui"

Voilà le point de départ d'une nouvelle agression homophobe en Flandre, dans un café aux alentours de la gare de la ville d'Alost. Il est 1h45 du matin dans la nuit de Mercredi 18 à Jeudi 19 Juillet quand un couple d'hommes agés de 35 et 55 ans est pris à parti par deux frères de 20 et 28 ans qui leur demandent si ils sont homosexuels. A leur réponse affirmative débute une agression d'une violence inouïe, a base de coups de chaise et de queue de billards nottament. Quand les deux agresseurs ont eu terminé, ils ont balancé une table de terrasse à travers la vitre du café et ont pris la fuite vélomoteur. 

Le jeune homme de 35 ans a été transporté a l'hôpital entre la vie et la mort, mais ses jours ne sont à présent plus en danger, alors que son compagnon, profondément traumatisé, a pu regagner son domicile après avoir reçu les premiers soins. 

Les auteurs de cette affreuse agression ont été interpellés plus tard lorsqu'eux aussi se sont présentés aux urgences pour se faire soigner. Connus de la justice, ils ont étés mis à la disposition du parquet de Termonde, et ont étés présentés au juge d'instruction aujourd'hui. 



A Rainbow Brest, on a envie de redire a nouveau qu'on se battra contre toutes ces injustices et tous ces actes ignobles jusqu'au bout, mais aujourd'hui, ce qui prédomine, c'est la peur face a cette montée extrémiste et terroriste, et la surmultiplication de ces attaques inhumaines. On serre les poings, les dents, on retrousse les manches, et on se prépare a montrer encore et toujours notre détermination et notre engagement.
Si nous laissons la haine gagner, vers quel monde allons nous...?

lundi 16 juillet 2012

Marie & Chloé : on ne lâche rien !

Le propre des luttes LGBT, de toutes les luttes, c'est qu'elles attirent en leur sein du bon, du très bon, et du mauvais, parfois très mauvais. Aujourd'hui n'a pas fait exception. On a vécu une journée riche, forte, comme une montagne russe d'émotions. Aujourd'hui, Marie et Chloé Avrillon passaient à la cour d'appel de Rennes dans le cas de leur demande de changement d'identité de Chloé, et du maintien de leur mariage en tant que personnes du même sexe.

D'abord, nous tenons a remercier chaleureusement, de tout notre coeur, de toute notre âme militante le Centre Gay et Lesbien de Rennes, et son président, Erwann le Hô, pour leur accueil plus que convivial au sein de leur locaux, et l'association &braiseZ personnifiée par Christophe Segard, qui nous a illuminé de sa bonne humeur. Cette journée de lutte, d'espoir et de militantisme pur fut d'une richesse folle grâce a ces gens EXCEPTIONNELS qui nous ont apporté sur tous les plans.

Marie et Chloé au CGL de Rennes. 


Nous n'étions pourtant pas beaucoup. Une poignée de fiers résistants, tels le village d'Asterix refusant l'invasion romaine, a tenir debout quoiqu'il se passe, et a espérer, malgré une société problématique, malgré une justice qui va a reculons et qui est décadente et obsolète, malgré la révolte qui nous anime lorsqu'on réalise que Marie et Chloé voient leur vie privée, intime débattue devant un tribunal, par des gens dont les idées et les neutralités de jugements sont plus que discutables. Imaginez vous une seule seconde toute votre existence, votre famille, votre couple disséqué pour le plaisir de démontrer que vous ne méritez ni votre mariage, ni votre genre de femme. Imaginez un seul instant la force et le courage qu'il faut pour supporter ça la tête haute.

Pendant que nous, le petit groupe d'irréductibles, tentions de poser une brique supplémentaire dans la construction de cette lutte pour l'égalité, lutte infinie et compliquée mais indispensable malgré la frustration et la sensation que si nous étions plus, les choses iraient plus vite, et que nous répondions aux quelques journalistes présents, Marie et Chloé affrontaient a nouveau la justice, comme si elles avaient fait quelque chose de mal. S'aimer, se supporter mutuellement, s'assumer et se battre pour leur famille...

Le genre féminin de Chloé, indéniable aux yeux du procureur, ne fut pas questionnée, cependant, la reconnaissance du mariage de Marie et Chloé qu'entraînerait la reconnaissance civile de Chloé est reconnue comme "trouble a l'ordre public". Oui, vous avez bien lu. Une femme qui aime une autre femme trouble l'ordre public. Par extension, il fut dit que si leur mariage était reconnu, elles auraient le droit d'adopter, ce qui fut aussi reconnu comme un autre trouble a l'ordre public. Trouble à l'ordre public.

A la sortie du tribunal, entre amertume et espoir. 


La décision de la justice sera connue le 16 Octobre. Quatre mois pour digérer, enterrer la sensation profonde d'injustice, de méchanceté presque gratuite, avant de savoir si la victoire est nôtre, ou non.

Parce qu'on ne parle pas que de la victoire de Marie, Chloé et leur trois enfants. On parle d'une victoire pour la communauté, pour les droits LGBT, pour l'égalité, pour tous. D'une vraie Victoire avec V majuscule pour l'évolution de cette société. Une vraie victoire pour le monde de demain, pour nos enfants, pour un futur meilleur. Pour cette fichue égalité dont on parle partout mais qu'on aimerait bien voir, nous, les millions de non-hétérosexuels, nous qui avons autant de droit à aimer, a fonder une famille, a choisir notre vie et notre couple. 


UNE CHOSE EST CERTAINE : NOUS NE LACHERONS RIEN.