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mercredi 22 août 2012

Lancement de la campagne Let Us Be : dernière ligne droite.

Dans un tout petit peu plus d'une semaine, nous donnerons vie a Let Us Be, la campagne pour la tolérance, la diversité, l'égalité, l'amour. Ceux qui le souhaitent peuvent nous rejoindre a 21 heures à Brest, ceux qui ne peuvent pas pourront suivre la retransmission sur youtube en direct. Mais vous pouvez tous partager la page, la vidéo, l'info, l'idée, l'envie, et agrandir la communauté.

Pour nous offrir, vous offrir une chance de vous exprimer en liberté, sans jugements, dans nos belles différences, nous avons mis en place LifeLine, le réseau social de la campagne. Créez un compte, venez raconter votre histoire, partager vos rêves et vos doutes, vos blessures et vos victoires, vos défaites et vos batailles ICI

Cette campagne, c'est la nôtre, c'est la vôtre, c'est a nous tous de faire la différence.

mercredi 8 août 2012

31 aout 2012 : lancement de la campagne Let Us Be.

Comme vous avez pu le remarquer, les articles se font un petit peu plus rares en ce moment. Non, nous ne sommes pas en vacances, mais simplement très pris sur le lancement d'une campagne...


Les actes homophobes dans le pays et dans le monde sont en constante et inquiétante augmentation, et il n'est plus un secret aujourd'hui de dire que ces actes vont se multiplier dans les semaines et les mois qui viennent avec l'avènement du mariage et de l'adoption pour tous d'ici à début 2013. Et que nous le voulions ou non, ce déluge de violence fait des victimes plus nombreuses tous les jours. Mais plus grave encore, est l'homophobie quotidienne, banalisée, même pas honteuse. 

Forts des constats que nos deux associations ont fait, tant chacune de leur côté qu'en commun, notamment lors de l'article sur les tweets homophobes, &braiseZ et Rainbow Brest ont décidé d'unir leurs forces afin de contrer les LGBT phobies, et de prendre par tous les moyens le mal à la racine. 

Le 31 Aout, à Brest, nous lancerons la campagne Let Us Be. Nous vous donnons tous et toutes rendez vous à 21 heures, au 4 rue Ernest Renan, afin de lancer avec nous une campagne différente pour l'amour, la tolérance, la diversité. Vivre ensemble, aujourd'hui, c'est possible !

Plus d'information sur le site de la campagne

lundi 16 juillet 2012

Marie & Chloé : on ne lâche rien !

Le propre des luttes LGBT, de toutes les luttes, c'est qu'elles attirent en leur sein du bon, du très bon, et du mauvais, parfois très mauvais. Aujourd'hui n'a pas fait exception. On a vécu une journée riche, forte, comme une montagne russe d'émotions. Aujourd'hui, Marie et Chloé Avrillon passaient à la cour d'appel de Rennes dans le cas de leur demande de changement d'identité de Chloé, et du maintien de leur mariage en tant que personnes du même sexe.

D'abord, nous tenons a remercier chaleureusement, de tout notre coeur, de toute notre âme militante le Centre Gay et Lesbien de Rennes, et son président, Erwann le Hô, pour leur accueil plus que convivial au sein de leur locaux, et l'association &braiseZ personnifiée par Christophe Segard, qui nous a illuminé de sa bonne humeur. Cette journée de lutte, d'espoir et de militantisme pur fut d'une richesse folle grâce a ces gens EXCEPTIONNELS qui nous ont apporté sur tous les plans.

Marie et Chloé au CGL de Rennes. 


Nous n'étions pourtant pas beaucoup. Une poignée de fiers résistants, tels le village d'Asterix refusant l'invasion romaine, a tenir debout quoiqu'il se passe, et a espérer, malgré une société problématique, malgré une justice qui va a reculons et qui est décadente et obsolète, malgré la révolte qui nous anime lorsqu'on réalise que Marie et Chloé voient leur vie privée, intime débattue devant un tribunal, par des gens dont les idées et les neutralités de jugements sont plus que discutables. Imaginez vous une seule seconde toute votre existence, votre famille, votre couple disséqué pour le plaisir de démontrer que vous ne méritez ni votre mariage, ni votre genre de femme. Imaginez un seul instant la force et le courage qu'il faut pour supporter ça la tête haute.

Pendant que nous, le petit groupe d'irréductibles, tentions de poser une brique supplémentaire dans la construction de cette lutte pour l'égalité, lutte infinie et compliquée mais indispensable malgré la frustration et la sensation que si nous étions plus, les choses iraient plus vite, et que nous répondions aux quelques journalistes présents, Marie et Chloé affrontaient a nouveau la justice, comme si elles avaient fait quelque chose de mal. S'aimer, se supporter mutuellement, s'assumer et se battre pour leur famille...

Le genre féminin de Chloé, indéniable aux yeux du procureur, ne fut pas questionnée, cependant, la reconnaissance du mariage de Marie et Chloé qu'entraînerait la reconnaissance civile de Chloé est reconnue comme "trouble a l'ordre public". Oui, vous avez bien lu. Une femme qui aime une autre femme trouble l'ordre public. Par extension, il fut dit que si leur mariage était reconnu, elles auraient le droit d'adopter, ce qui fut aussi reconnu comme un autre trouble a l'ordre public. Trouble à l'ordre public.

A la sortie du tribunal, entre amertume et espoir. 


La décision de la justice sera connue le 16 Octobre. Quatre mois pour digérer, enterrer la sensation profonde d'injustice, de méchanceté presque gratuite, avant de savoir si la victoire est nôtre, ou non.

Parce qu'on ne parle pas que de la victoire de Marie, Chloé et leur trois enfants. On parle d'une victoire pour la communauté, pour les droits LGBT, pour l'égalité, pour tous. D'une vraie Victoire avec V majuscule pour l'évolution de cette société. Une vraie victoire pour le monde de demain, pour nos enfants, pour un futur meilleur. Pour cette fichue égalité dont on parle partout mais qu'on aimerait bien voir, nous, les millions de non-hétérosexuels, nous qui avons autant de droit à aimer, a fonder une famille, a choisir notre vie et notre couple. 


UNE CHOSE EST CERTAINE : NOUS NE LACHERONS RIEN. 



mercredi 20 juin 2012

HOMOPHOBIE : IL FAUT QUE CELA CESSE !!!

Au sein de Rainbow, nous avons reçu des témoignages divers de personnes victimes d'homophobie, de lesbophobie ou de transphobie. La plupart du temps, ces témoignages relatent toutes ces piques vicieuses lancées au quotidien. Sale gouine. Espèce de PD. Rebut de la société. Pervers. Pauvre brouteuse de gazon. Ceux qui les lancent se croient plus forts, plus malins, alors qu'au final, ce ne sont que des gens motivés par la haine.
Nos réactions, ce sont des actes de réconfort, d'écoute, de protection d'une identité sexuelle qui ne peut et ne doit pas être la cible de tels propos. Nos armes, ce sont nos mots et notre compréhension, et notre combat sans cesse renouvelé. L'homophobie sous toutes ses formes, nous la combattons et le feront aussi longtemps que chacun des membres de Rainbow aura de souffle, de temps et d'énergie à donner. C'est notre cheval de bataille. Notre plus grosse mission, ce pour quoi on tient jour et nuit malgré certaines idées et certains discours de haine qui tiennent bon. L'homophobie est une forme de haine qui blesse, qui détruit, qui tue parfois même. Et ne croyez pas que parce que les médias n'en parlent pas, l'homophobie recule. Non. C'est tous les jours, partout, et les victimes sont en nombre toujours plus important.
Une chose est bonne à savoir, ceci dit. Et je sais que toutes les associations LGBT pensent comme nous. Jamais nous ne plieront. Jamais nous ne céderont. Jamais nous ne nous tairont sous la peur. La terreur ne marchera jamais avec nous.


Aujourd'hui, c'est avec une émotion toute particulière que nous allons vous parler de deux nanas. Elles s'aiment, elles sont amoureuses, elles vivent ensembles, mais les voisins trouvent que la gouine, ça fait tâche. C'est pas assez bien pour eux.

Nathalie vit dans un petit village du Var, à SIGNES. Elle possède une petite maison dans une rue sympathique, depuis 2004, et elle y est très heureuse. Début 2011, deux couples d'hétéros emménagent dans la ruelle, et c'est là que le cauchemar va commencer pour notre charmante protagoniste. Elle sent très vite que l'ambiance se dégrade, que l'atmosphère devient pesante, que sa relation avec le voisinage n'est plus la même, et pourtant, elle n'a pas changé ni d'attitude ni de manière d'aborder les gens.
En Juin 2011, les choses prennent une tournure autrement plus dramatique. Garée sur un parking publique, près de chez elle, Nathalie est violemment prise a parti par un couple d'hétérosexuels qui, devant chez elle, l'insultent de "Sale gouine", l'homme défonce sa porte a coup de pieds, et la femme insulte copieusement la jeune femme, profitant vraisemblablement du fait que Nathalie est seule chez elle. Terriblement choquée, Nathalie en reste cependant là, espérant que les incidents cessent et qu'elle puisse à nouveau bénéficier de la tranquillité de son foyer habituelle.
En Octobre, Nathalie fait la connaissance de Guylaine, et une très jolie histoire d'amour se noue entre les deux femmes. Guylaine vivant a Annecy, elle décide de se rapprocher de sa tendre moitié et d'emménager avec elle a Signes.

A partir de ce moment-là, le quotidien de nos deux héroïnes d'un mauvais film va devenir un enfer. Regards lourds de sous-entendus, fuite du voisinage qui refuse de rester sur le même trottoir qu'elles,  elles sentent que leur présence, et pire encore, leur union, pose un sérieux problème, problème silencieux d'abord, mais l'homophobie, dans sa lâcheté, aime le bruit. Elles vont vite s'en rendre compte, et les actes de malveillance volontaires vont se surmultiplier.
Pourtant, Guylaine, artiste plasticienne, et qui aménage son atelier et sa galerie dans la maison, va au devant des gens du village, se présente aux commerçants, elle organise une exposition suivie d'un café gourmand et invite le voisinage a venir faire connaissance avec cette artiste qui s'installe en ville. Guylaine se présente aussi aux élus, au maire, et tout le monde est ravi de l'arrivée d'une jeune artiste dans le village.
Grisée, Guylaine emménage avec d'autant plus d'enthousiasme. Elle distribue des flyers, persuadée qu'ici, et encouragée par sa nouvelle compagne, tout va se passer au mieux. Elles croient toutes les deux à une nouvelle et belle page de tournée sur leurs deux vies, et qu'en écrivant celle-ci à Signes toutes les deux, le destin leur fait un cadeau.

Très vite, elles retrouvent devant la porte des déjections canines, des mégots (elles ne fument pas et n'ont pas de chien), des traces d'urine humaine et animale, les fleurs de leur jardinières sont arrachées, les voisins ricanent et parlent à couvert a proximité de leur logement. L'ambiance se dégrade progressivement, jusqu'à une folie proche du surréaliste. Le 4 Mai, une des femmes d'un des couples sort armée d'une hache et menace de détruire les décorations de jardin du couple sous des prétextes complètement fallacieux. Le banc et les plantes devant la maison sont sans cesse déplacés ou dégradés, et les voisins se retrouvent en comité pour "prendre l'apéro" et mettre la pression sur le couple. Elles habitent dans une petite rue où toutes les maisons sont de vis-a-vis, et il leur est impossible au vu des actes dont elles sont victimes, de ne pas s'effrayer de réunions de voisinage sauvages et clairement éclairées a la haine homophobe contre elles.
Une semaine plus tard, alors qu'elles sont en ville avec un ami, elles se font violemment accoster par un des hommes des deux couples, qui brandit une feuille imitant grossièrement leur écriture, qui dit vouloir s'en prendre a son chien. Avec témoin, le caractère diffamatoire de ce document est vite mis à jour, mais la femme à la hache, décidément douée pour la vocifération, insulte le couple de nouveau. Elle menace Nathalie et Guylaine avec un balai, et les menaces de mort sont maintenant leur nouvelle arme.

Nathalie et Guylaine sont terrifiées et se terrent chez elle, mais ne pouvant rester enfermées indéfiniment, elles finissent par être victimes le 29 Mai, de la part des deux couples d'hétérosexuels, d'une agression d'une rare violence, qui va les conduire toutes les deux a 16 et 17 jours d'interruption Totale de Travail, et qui risque de se solder par une intervention chirurgicale pour Nathalie. La violence des coups laisse les deux femmes dans un désarroi certain, et les agresseurs ont frappés CONSCIEMMENT là où Nathalie et Guylaine sont les plus vulnérables : Nathalie a subit des coups dans le genou, résultant en un craquement de sa rotule et des douleurs tendineuses, ainsi qu'un coup a la tête du péroné qui devra faire l'objet d'un IRM afin d'établir si le ligament a souffert. Et encore plus vicieux, Guylaine, victime de deux récidives d'un cancer du sein a été frappée a l'endroit de la cicatrice de sa mastectomie, et a maintenant un oedème post-traumatique avec un filet de sang a l'intérieur. La gravité  de ces blessures a entraîné un examen par un médecin légiste de la gendarmerie afin de verbaliser officiellement le caractère gravissime de ces blessures. Malheureusement, les élus locaux n'en ont pas grand chose à faire, et elles reçoivent pour seul réconfort de la part de gens qui devraient assurer leur protection et leur rendre justice, des moqueries, de l'indifférence et même un encouragement a déménager pour être tranquilles.

Aujourd'hui, choquées, traumatisées, blessées, elles garderont toutes les deux des stigmates à vie de cette agression, et elles sont suivies par un psychiatre, sous calmants, pour tenter de retrouver un semblant de calme, chose qui leur semble totalement impossible aujourd'hui. En outre, de santé fragile, Guylaine risque bien plus que sa santé mentale dans cette terrifiante histoire, elle risque sa vie.


Terrifiées, et profondément blessées, Nathalie et Guylaine sont lasses de se taire et ont décidé de faire appel a quiconque voudra bien relayer leur appel, leur cri pour que leur cauchemar cesse, que les coupables soient punis et que ces témoignages d'homophobie soient sanctionnés pour ce qu'ils sont : des appels à la haine pure.

Rainbow Brest en appelle à tous ses partenaires, ses amis, ses contacts, ou simplement à ceux qui partagent nos idées et souhaitent que l'homophobie ENFIN cesse, afin de relayer ce message, d'en faire un cri et une alerte aux autorités et aux médias, pour rendre leur vie a ce couple et faire cesser cette immunité écoeurante dont bénéficie ces gens immatures et animés par la haine.

Rappelons que le SEUL crime de Guylaine et Nathalie est de s'aimer. Il faut que cela cesse, il faut que l'exemple soit donné afin que les lâches qui sèment l'homophobie sachent que nous ne les laisseront jamais faire.

Pour de plus amples informations ou pour entrer en contact avec Guylaine et Nathalie, merci de contacter rainbow Brest (rainbow.brest@gmail.com)

samedi 16 juin 2012

De la patience... au maximum c'est pour le printemps 2013 !

Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la constitution l'interdiction du mariage entre personnes du même sexe.


Le 16 mai dernier lorsque nous avons découvert la constitution du nouveau gouvernement de François Hollande et en particulier de la ministre des droits des femmes et porte parole du gouvernement, notre optimisme remontait !

En effet, Najat Vallaud-Belkacem s'était par le passé exprimée en faveur du mariage des couples homosexuels à plusieurs reprises : en février 2011 après la convention pour l'égalité réelle du parti socialiste, dans une vidéo de l'engagement 31, lors du meeting pour l'égalité du 31 mars 2012...

Aujourd'hui, samedi 16 juin 2012, elle défilait dans le cortège de la marche des fiertés de Lyon. Elle a déclaré en parlant du mariage des couples homosexuels "Quand le président de la République a parlé du printemps 2013, c'était comme une limite dans le temps pour que le projet voit le jour".

Rappelons que la législation française actuelle dit que "Le mariage est un acte public, juridique et solennel par lequel un homme et une femme s'engagent l'un envers l'autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer".

Cette législation ne prend pas en compte l'évolution de la société française créant une catégorie de sous citoyen doté des mêmes devoirs mais pas des mêmes droits...

Le 25 juin 2012, aux côtés de Chloé et Marie lors de leur audience en appel au Parlement de Bretagne à Rennes pour la demande de changement d'identité avec le maintien d'un mariage entre personne de même sexe, nous aurons une pensée pour cette nouvelle journée de promesse !